Mon agence de voyages a Paris a téléphoné un peu partout pour savoir ou je dois m’adresser pour prolonger mon séjour. Air France a été formelle : ça les concerne… ils ont même donné l’adresse de leurs bureaux a Istanbul : celle qui n’est plus valable depuis déja pas mal de temps ! Je savais qu’ils avaient déménagé, et malgré leurs affirmations j’ai un gros doute : a mon avis c’est la Swiss qui est concernée, mais bon… direction Besiktas.
Les immenses tours ne sont pas simples a trouver et il faut montrer patte blanche (rayons X…) pour monter dans les étages. La jeune femme qui me reçoit parle français et est tres sympa : elle s’empresse de téléphoner a la Swiss pour me donner leur adresse… a Levent !
Comme tout le monde déménage en permanence ici, les dernieres adresses valides peuvent servir :
Air France : (derriere Darphane) Dikilitas, Emirhan caddesi No 145 – A blok – Atakule Kat 14 – Besiktas/Istanbul (Tel 310 19 19)
Swiss : Is Kuleleri – Kule 2 Kat A – Asmakat – 4 Levent/Istanbul (Tel 319 19 19)
Bus 87 a Taksim pour Fatih. A ce sujet, il est indispensable de prendre un akbil pour pouvoir circuler facilement dans les transports en commun (bus, tramway, metro, vapur…). C’est une cle magnétique (caution remboursable de 6 millions) que l’on charge quand on veut (montant libre et solde également remboursable) et qui est débitée au fur et a mesure des utilisations avec un rabais de 10 % par rapport au prix normal.
Le complexe de la mosquée de Mehmet le Conquérant est tres bien conservé et immense. Le mercredi, il y a un grand marché dans les rues environnantes, avec le même jeu (gendarmes et voleurs) qu’a Eminonü. Pas de touriste et un nombre impressionnant de foulards quand ce n’est pas la tenue voilée de choc… un autre monde a 20 minutes de Péra-Galata.

Puis, direction Yildiz ou le palais est toujours fermé aux visites ! En apprenant que je suis française, l’un des gardiens ravi m’apprend qu’il habite pres de Pierre Loti et me conduit vers un pavillon ou tous les employés se précipitent. Ils veulent ranger mon sac pour ne pas qu’il m’encombre (sur un radiateur : bonjour les pellicules !), discuter, prendre le thé…
En attendant, elle me propose une sélection en français et comme ça a l’air de la tracasser, je lui demande un livre sur l’architecture ottomane. Elle m’en apporte un vraiment génial de 1873… ce qui me permet de réaliser que je suis dans un centre de recherche : l’IRCICA qui s’occupe de l’histoire, de l’art et de la culture islamiques. C’est intéressant, ils sont réellement accueillants, mais absolument pas qualifiés pour me laisser photographier le palais… j’abrege et prends quelques kiosques et quelques tugra avant de me faire jeter par l’un des gardiens : c’est fermé et les photos sont yasak.
Journée printaniere. Je me suis baladée de Taksim a la Yeni camii, dont je n’avais jamais fait l’intérieur, pour compléter et/ou remplacer des pages dans mes galeries. Les jardins de thé a côté sont une arnaque (4 millions un sandwich doner avec 3/4 lamelles de viande et un thé), et il y a un nouveau sport entre la police et les petits vendeurs de rue.
J’ai observé le manege plusieurs fois en attendant la fin de l’heure de la priere pour photographier, mais a la Yeni, visiblement c’est toujours l’heure de la priere !
Fête dans une annexe de St Antoine avec la communauté anglophone. La moitié est philippine et principalement composée de femmes.
Pas mal de jeux, hommes et femmes chacun de leur côté (!), de la bonne musique aussi bien occidentale et ethnique que religieuse, et une ambiance conviviale et bon enfant sous l’oeil du petit Jésus… et d’Atatürk !
Je baragouine aussi mal l’anglais que padre Anton : pour une fois que je ne suis pas la seule, ça fait plaisir !
Récolte de photos sympa cette semaine : Atatürk sous un crucifix et une affiche d’Ocalan avec le slogan le plus con qu’on puisse imaginer : « Sa santé est notre santé » ! A Tarlabasi sous le poste de police avec en prime le logo du DEHAP… ce qui n’empêchera pas la vitrine locale du PKK de hurler au scandale quand elle va être fermée par la justice… pour lien avec elle-même.
Les chats a Cihangir sont encore plus adorables qu’ailleurs : ils se précipitent en ronronnant pour avoir des caresses (côté nourriture, tout le quartier y pourvoit)… et se mettent a râler quand le bipede qu’ils ont sélectionné prétend abréger ses devoirs !
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