Petit dej dehors pour profiter d’un vent vigoureux et pas encore chaud à cette heure, avant d’aller à la police récupérer leur papier tamponné. Evidemment, ce ne sont pas ceux d’hier soir et ils ne savent pas où leurs collègues ont bien pu mettre la fameuse autorisation qui ne nous servira nulle part, mais pas de problème, ils s’empressent de nous en préparer une nouvelle : voilà, Roxane et Sandrine peuvent photographier… exit les noms de famille, donc si une Roxane ou une Sandrine a besoin de paperasse inutile, qu’elle nous contacte.
Arrêt à Kelkesmer (Kelhesmer ?) un petit village de montagne pour quelques photos : si les femmes sont rarement preneuses, les hommes sont demandeurs et les jeunes prêts à faire les clowns sur un âne pour être dans la boite.

La police qui se fout royalement de l’autorisation de Koya (ce n’est pas la leur) nous délègue un accompagnateur chargé de vérifier que je ne prenne que ce qui est autorisé : je prends l’accompagnateur.Nous nous installons à l’hôtel Naz (45.000 dinars) où nous réglons le chauffeur qui voudrait bien continuer le voyage avec nous : à 150.000 dinars depuis Koya, on peut comprendre. C’est loin des tarifs pratiqués dans le coin, mais ça nous apprendra à respecter la règle d’or en la matière : négocier AVANT !
Soirée resto à l’hôtel Palace : bouffe médiocre mais bon Merlot californien (59.000 dinars)… ça sauve !

Balade dans le coin assez rapide, tout est à portée de main : change, eau, clopes… des Kurdes nous croisent en s’expliquant mutuellement que nous sommes Joan (jeunes et jolies), pas du tout embarrassés quand ils se rendent compte que nous avons compris leur conversation.
Des jeunes commercants du coin nous proposent un cousin et nous emmènent au rendez-vous en voiture (60.000 dinars pour Koya Sandjak). Le chauffeur un peu rebarbatif se déride en cours de route et nous dépose au Koya Palace (33.000 dinars) avant d’aller faire un tour en ville près du bazar.
Les commercants sont comme d’hab étonnés mais ravis, même si tout le monde se demande ce qu’on peut bien faire ici et ce qu’il y a à photographier. Il y en a même un qui m’envoie un bisou, profitant de l’abri d’une petite rue !
Resto à 3 : 25.000 dinars… Le niveau de vie de la zone UPK est visiblement nettement inférieur à celui de la zone PDK. C’est évident pour les habitations, le prix des hôtels et des resto et encore plus au nombre d’enfants qui travaillent dans les rues.
En attendant, on se prend un sprite dans le jardin de l’hôtel avant d’aller dans son resto : avec le Merlot, 52.000 dinars.
… Puis séance photo avec les gardes qui en laissent tomber leurs mitraillettes !
Pir Xidir nous attend à l’hôtel avec son secrétaire et son chauffeur. On commence par Bexal où la force de la cascade est impressionnante. Dommage, le mauvais gout des amenagements aussi.
Dej à Geli Ali Beg près d’une autre cascade à la force tout aussi impressionnante et où là encore les aménagements ne laissent pas beaucoup de place à la photo.
Direction ensuite Shaqlawa où nous remontons en voiture pour un autre endroit d’après Sandrine, pour Erbil où nous n’avons pas l’intention de retourner maintenant d’après moi.
J’insiste pour qu’elle se fasse confirmer la destination, l’experience aidant (voir UPK 2005) j’ai l’intuition qui demarre au quart de tour !
A Shaqlawa il y a pas mal d’Arabes qui ne pouvaient plus vivre du côté de Bagdad. C’est le cas du patron du Newroz (30.000 dinars + 5.000 pour le petit dej) et probablement celui des serveurs du resto Meedia (bouffe très médiocre et addition à vérifier soigneusement).
Comme visiblement personne ici n’est plus au courant qu’en 2005 qu’il y a une citadelle, nous traversons pour demander de l’aide à Ibrahim Hassan : il nous trouve un chauffeur qui connait la route et tient à nous préparer un papier pour éviter les problèmes aux contrôles. Précaution parfaitement inutile, mais sympa quand même.
La citadelle n’a pas changé, mais je n’avais pas prévu qu’il y aurait autant de végétation en cette saison. Les tombes du petit cimetiere sont planquées sous d’énormes chardons : pas simple pour faire un relevé précis et pour les photos.
Les poivriers (barou en kurde) parsèment le paysage et le chauffeur nous fait faire une longue balade jusqu’au coucher du soleil (110.000 dinars pour 4 heures)… 6 gigas de photos aujourd’hui, je me sens nettement mieux !
Change et Dej au Sheraton où nous croisons les filles.
Khasro n’ayant pas rappelé malgré mon SMS de ce matin, nous les suivons au bazar où elles veulent notamment, et entre autres, acheter des tapis. Ca intéresse Sandrine qui veut s’en ramener un et ça me permettra de faire quelques photos (le temps est toujours gris).
Soirée chez Ozlem : 6 filles dont une jeune députée (toutes élégantes à part nous évidemment), trois mecs, et un repas prévu pour un régiment ! C’est bon mais impossible d’en manger ne serait-ce qu’un quart, et encore, on refuse ce qui devait être préparé au dernier moment.
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