Antep

15h15. Quelque part sur la route entre Antioche et Antep. Le petit bus marqué Ekspres doit faire 5 heures de route pour 200 km. Ekspres veut peut-être dire omnibus en turc ? Enfin, on sait qu’on approche de la Haute-Mésopotamie : premiers plants de tomates, premières vignes, premiers pantalons kurdes, premiers mots kurdes, et les gens sont toujours aussi étonnés de nous voir voyager tranquillement, avec l’air assuré de qui sait où il va…

 

17h. Ben ça a changé, Antep ! Je suis sûre que la ville a triplé en 10 ans mais ça ne l’arrange pas. QUI à l’Institut nous a dit d’y passer ? A part les pistaches j’avais pas trouvé la ville transcendante. Le seul bon souvenir que je gardais était les champs de pistache et les citronniers. A la place on a des champs de béton et des collines pelées. Au centre, par contre, la ville fait toujours aussi poussiéreuse et provinciale. J’exagère, mais bon, ça ne valait pas une étape. Je me demande en plus s’il y a encore des pistaches qui valent le coup ici. Si ça se trouve, même pas.

Une amélioration tout de même : les jeunes commencent un peu a parler anglais ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. A l’hôtel Saray, le jeune réceptionniste est des plus charmants, vous accueille avec un sourire enchanteur et vous serre la main en disant « Welcome » comme s’il n’attendait que vous. On se réconforte là où on peut…

 

Vous remarquerez que les accents apparaissent progressivement sur le texte. C’est que chaque jour j’en découvre un nouveau sur le clavier (la plupart sont cachés) Je ne désespère pas de pondre un texte normal à la fin du voyage…

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