Orhan nous accompagne a la bonne station de dolmus ou un gamin, puis sa soeur, viennent me dire bonjour… et reviennent chacun leur tour pour me serrer cérémonieusement la main। Evidemment, ils sont envoyés par papa qui me fait de grands »coucou ».
Pour aller a Akdamar – selon les panneaux – ou Aktamar – ça c’est la carte – (43 km 1।750.000 tl), on fait un arret a Gevas (10 800 habitants), avant de prendre le feribot (3,5 millions par personne). L’ile réunit des conditions idéales : bleus du lac et du ciel, quelques jolis nuages blancs, soleil, verdure, montagnes et l’église. Enfin, tout pour se faire plaisir en photos… on va essayer de s’en souvenir demain : on va au chateau d’Hosab, visite recommandée par notre source d’info jusqu’ici un peu défaillante. Vu la photo d’un dépliant touristique et l’incompréhension d’Orhan qui prétend nous envoyer dans des lieux jolis et agréables… on hésite quand meme un peu a perdre du temps (et de précieuses pellicules), mais on a finalement décidé de faire confiance au »spécialiste ».Apres Aktamar, resto pour gouter les poissons du lac (+ biere et salade : 16 millions pour 2, le coin étant touristique). Pour info, il y a un camping avec des lits, des tentes en dur (!), des machines a laver et de la fud.
Au fait, le panneau de Van – selon Sandrine qui ne sait plus au juste combien elle a vu de zéros – prétend qu’il y a 226 000 habitants, et dans les »divers », je tiens a signaler que les propos fallacieux envers le HADEP n’engagent que leur auteur…
Bon 14 juillet !

Maintenant je lis Henry Corbin en détail et je vois avec une grande satisfaction que ses idées sur l’imamisme permanent, presque anté-islamique du monde iranien rejoignent bien mes théories sur les dragons kurdes et la parousie du 12ème imam। Cette idée du Sauveur, de l’astre caché est récurrente aussi chez les Kurdes. Il suffit de relire Khani, cette attente qu’un astre surgisse pour les Kurdes, un padichah qui les sauveraient des méchants… Les dragons sur la porte du monastère de Mardin ne m’étonnent pas au regard de la collusion entre le sauveur chrétien, le mahdi et le Saoshyan de l’ancien Iran (l’Imam est parfois appelé le second Christ).
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